Nos églises
L'Eglise Saint Pierre
Bâtie au XVIème siècle au coeur du bourg de Charpieu, l’Eglise est dans un piteux état au lendemain de la Révolution.
Le conseil de fabrique envisage un temps de réparer le toit qui menace de s’effondrer mais en 1820 il est décidé de la reconstruire en totalité. La mairie vote un impôt extraordinaire et vend des terrains communaux pour réunir la somme nécessaire aux travaux.
L’Eglise St Pierre, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est achevée en 1828.
En 2019, des travaux de réfection des façades sont engagés afin de rendre à St Pierre tout son éclat.
A cette occasion, la petite niche au fronton de l’église est restaurée et retrouve une statue de Notre-Dame pour accueillir les fidèles. Enfin, les espaces-verts tout autour de l’édifice sont réaménagés afin d’y planter des carrés de plantes médicinales.
« Chantez au Seigneur un chant nouveau ! »
Psaume 96-1
Notre Dame des Bruyères
L’Eglise des Bruyères a été désacralisée en 2010 et vendu à la mairie de Décines. Le parking a également été vendu. Le produit de ces ventes a permis la rénovation complète de l’église Saint Pierre.
Une salle de réunion a été utilisée pour les messes du samedi soir jusqu’à la pandémie de 2020.
Désormais la messe du samedi soir est célébrée à l’église Saint Pierre.
Petit Historique de ce qui fut l’église des Bruyères
En 1925, la Société Lyonnaise de Soie Artificielle (S.L.S.A) s’implante à Décines. Elle construit une très grande usine, mais aussi une cité ouvrière logeant près d’un millier de personnes. Pour les besoins des ouvriers et de leurs familles, on fait construire une école ainsi qu’une église.
C’est ainsi que Notre Dame des Bruyères est construite en 1932 aux frais de SLSA église puis inaugurée le 2 juillet 1933 par l’évêque de Grenoble, alors que la première messe avait été célébrée six mois plus tôt, à l’occasion de la fête de Noël.
Entièrement construite en mâchefer et en bois, elle abrite dès 1940, une sculpture grandeur nature tout en noyer de la Sainte-Vierge, réalisée par l’artisan-ébéniste CUPITI, la représentant en Reine de la Paix (Regina Pacis) écrasant le Serpent et tenant à la main un rameau d’olivier. Elle se trouve aujourd’hui dans l’Eglise St Pierre.
Grâce à des artistes locaux, l’eglise est embellie dans les années 50 par des peintures murales et un chemin de croix.
Un incendie en 1967 vient endommager la façade est et le clocher et la dernière restauration de l’église remonte à 1997. Ne servant plus aujourd’hui pour le service elle est devenue propriété de la mairie qui entend ainsi préserver le patrimoine communal.
Un peu d'histoire...
La Paroisse de Décines fait partie du Doyenné des Portes du Dauphiné, regroupement de la Paroisse de l’Alliance (Genas, Chassieu, St Bonnet et St Laurent de Mure et Colombier-Saugnieu) et de l’ensemble paroissial Meyzieu-Jonage-Jons-Pusignan) en vue d’une activité pastorale et missionnaire commune.
Son histoire, comme celle du diocèse de Lyon dont elle dépend, remonte au début du IIème siècle avec l’arrivée depuis l’Asie Mineure des premiers chrétiens. Lyon, capitale des Gaules, est alors à l’apogée de son rayonnement politique et culturel.
Envoyés par St Polycarpe, évêque de Smyrne (aujourd’hui Izmir en Turquie), lui même disciple de l’apôtre St Jean, St Pothin et les siens formeront le noyau de la première communauté chrétienne de Gaule.
A travers une de leur lettre qui nous a été transmise par Eusèbe de Césarée au IVème siècle dans son Histoire Ecclésiastique,
nous apprenons comment ils furent rapidement l’objet de persécutions. Cette Lettre des Chrétiens de Vienne et de Lyon à leurs frères d’Asie et de Phrygie nous raconte comment, en 177, les martyrs de Lyon, dont St Pothin et Ste Blandine, scelleront dans leur sang la naissance de l’Eglise de Lyon.
Celui qui est chargé de porter cette lettre au pape Eleuthère n’est autre que St Irénée, qui deviendra alors nouvel évêque de Lyon. Son ministère est marqué par la Mission. Ainsi l’Evangile est porté dans les régions avoisinantes où de nouveaux diocèses sont créés.
A la fin du Haut Moyen-Âge, les limites du Velin se confondent avec celle de l’archiprêté de Meyzieu, qui appartient lui-même au diocèse de Lyon. A cette époque, l’essentiel de la population de Décines est regroupé aux alentours de l’actuel quartier de Charpieu.
Dans un document appelé Testament de St Ennemond (évêque de Lyon au VIIème siècle), il est question d’un certain Jillinus Stephani qui consacra sa fille Ermengarde à Saint-Pierre, et pour cette considération fit don à l’abbaye Saint-Pierre-les-Nonnains de Lyon la villa de Carpeiaco (Charpieu). Un prieuré bénédictins de femmes y verra le jour à l’emplacement actuel des Houdières sous la dépendance de l’abbaye (aujourd’hui le Palais St Pierre qui abrite le Musée des Beaux Arts de Lyon).
Un autre document datant de 1261 mentionne un chevalier du nom de Mathieu d’Anière qui aurait céder tout ses droits et terres sur la motte castrale de Décines, appelé le Moléron (ou le Mamelon) au chapitre de l’Eglise de Lyon. Le texte parle d’une église qui jouxte la motte mais malgré les prospections il n’y a aujourd’hui aucune trace de cet édifice.