Fêté le 2 Août
Le P. Eymard est béatifié par Pie XI le 12 juillet 1925. Le 9 décembre 1962, le pape Jean XXIII, l’inscrit au catalogue des saints. Le 9 décembre 1995, il est inscrit au calendrier grégorien et est présenté à toute l’Église comme l’apôtre de l’Eucharistie. Sa fête est fixée au 2 août.
Pierre-Julien Eymard est né le 4 février 1811 à La Mure (Isère) dans une modeste famille d’artisans, profondément chrétienne. Très tôt, il manifeste une piété vive envers le saint Sacrement et exprime son désir d’être prêtre, lors de sa première communion le 16 mars 1823.
Biographie
Prêtre du diocèse de Grenoble (1834-1839)
Pendant cinq ans, il exerce son ministère au service du diocèse. Une grâce singulière, reçue au calvaire de Saint-Romans, annonce une spiritualité marquée par l’amour : c’est la grâce du Rocher de Saint-Romans.
Par son zèle pastoral, en peu de temps, l’abbé Eymard renouvelle sa paroisse. Il garde néanmoins l’attrait de la vie religieuse. Il est autorisé à quitter le diocèse de Grenoble et à entrer chez les Maristes à Lyon.
Prêtre mariste (1839-1856)
À Belley (1839-1844)
Le 20 août 1839, l’abbé Eymard commence son noviciat à Lyon puis il est nommé directeur spirituel au collège séminaire de Belley. C’est là qu’il fait profession religieuse le 16 février 1840. Son ministère auprès des enfants et des jeunes est des plus fructueux.

À Lyon (1844-1851)
Au mois de novembre 1844, le P. Colin l’appelle à Lyon comme provincial, avec la fonction d’assistant général. Il a le souci de former les personnes par un enseignement suivi sur la vie intérieure et il en accompagne un certain nombre par la direction spirituelle.
Au cours de cette période, deux événements vont orienter de façon décisive la vie spirituelle du Père Eymard :
– le 25 mai 1845, alors qu’il préside la procession de la Fête-Dieu à la paroisse Saint-Paul de Lyon, il reçoit la confirmation d’un attrait, prêcher Jésus-Christ et Jésus-Christ eucharistique et il choisit saint Paul comme patron : c’est la grâce de Saint-Paul.
– Le 21 janvier 1851, alors qu’il prie à Notre-Dame de Fourvière, il est fortement impressionné par le manque de formation des laïcs et des prêtres, et le peu de dévotion envers le saint Sacrement. Il faut faire quelque chose…
Par la suite, il considérera cette grâce comme une grâce de vocation. Au mois de septembre 1851, le P. Eymard quitte Lyon en emportant avec lui cet appel.
À La Seyne-sur-Mer (1851-1855)
Nommé supérieur du collège de La Seyne-sur-Mer, il doit redresser une situation difficile. Le 18 avril 1853, pendant l’action de grâce de sa messe, il reçoit une grâce de force et de douceur qui le rend capable de tout entreprendre et de tout endurer pour la fondation d’un Ordre voué au saint Sacrement.
Par personne interposée – le P. Jandel à Rome – il soumet son projet au pape.
Le fondateur (1856-1868)
De la fondation à l’approbation (1856-1863)
Le P. Eymard arrive à Paris le 30 avril 1856. Le P. Eymard évoque son projet de l’Œuvre de la Première communion des adultes à Paris. Mgr Sibour est conquis. Ainsi ce 13 mai 1856 signe l’acte de naissance de la Congrégation du Saint-Sacrement. Le lendemain, il est relevé de ses engagements maristes. Même si, par la suite, les relations se distendent avec la Société de Marie, il lui restera toujours uni de cœur. Il était convaincu que Marie l’avait conduit à l’Eucharistie.
Les débuts furent on ne peut plus difficiles. Puis progressivement, la communauté grandit.
Avec l’aide de laïcs, des confrères des Conférences de Saint-Vincent de Paul, il rassemble des jeunes apprentis du quartier qui n’ont pas été catéchisés, et, au prix d’une longue patience, il les prépare à leur première communion. Le 15 août 1858, il a la joie de communier douze jeunes ; le lendemain, ils sont confirmés. Ainsi naît puis se développe, en ce quartier de la barrière d’Arcueil, l’un des plus pauvres de Paris, l’Œuvre de la Première communion des adultes. Au mois de décembre, il se rend à Rome avec le P. de Cuers et, le 5 janvier 1859, Pie IX signe le bref laudatif de son Institut.
Au cours de ces années, le P. Eymard prêche beaucoup, à ses religieux et à la communauté des futures Servantes du Saint-Sacrement, aux fidèles de la chapelle, mais aussi dans des églises de Paris, où sa renommée s’étend.

La croissance de l’œuvre et la mort du Père (1865-1868)
La vie du P. Eymard est marquée de façon définitive par cette grâce de don total de soi-même. Par son enseignement et ses activités intenses, il devient l’apôtre du Cénacle.
Il ouvre successivement deux communautés de Religieux à Bruxelles, l’une en 1866, l’autre en 1867. En 1866, il acquiert une propriété à Saint-Maurice-Montcouronne (Essonne) et y transfère le noviciat, qui était auparavant dans la maison mère de Paris. Cette même année, il fonde une seconde communauté de Servantes à Nemours (Seine-et-Marne).
Le 17 juillet 1868, sur l’ordre de son médecin, il quitte Paris pour se reposer dans sa Matheysine natale, où ses sœurs l’attendent. Le samedi 1er août 1868, Pierre-Julien Eymard rend son âme à Dieu. La vénération de ses compatriotes se manifeste spontanément : “Le saint est mort.”
Il a été béatifié en 1925 par le pape PieXI, après la reconnaissance d’un premier miracle.
Il a été canonisé en 1962 par Jean XXIII pour un second miracle. Les deux miracles sont des guérisons médicalement inexpliquées selon la pratique habituelle de l’église catholique pour la canonisation d’un Saint.
Aujourd’hui, la Congrégation compte 868 Religieux, prêtres, frères et diacres) ainsi que des Fraternités eucharistiques formées de Laïcs, engagés et sympathisants dans 29 Pays, sur les cinq continents.